Municipales : mobilisons-nous contre la surveillance !

Le 28 juin aura lieu le second tour des municipales. Comme nous l’avions fait pour Marseille lors du premier tour, c’est l’occasion d’interpeller les candidats et les candidates pour qu’elles s’opposent à la fuite en avant techno-sécuritaire dans les villes.

Pour cela, nous avons rédigé un modèle de lettre ouverte que toutes et tous peuvent s’approprier. N’hésitez pas à la compléter, à trouver des syndicats ou associations locales pour la co-signer puis à l’envoyer aux listes candidates quand cela s’avère pertinent.

Depuis plusieurs années, [INSÉRER LA COLLECTIVITÉ LOCALE VISÉE] se livre à une dangereuse fuite en avant en matière de surveillance de la population [adapter l’accroche en fonction du contexte].

[INSÉRER UNE DESCRIPTION DES PROJETS EN COURS DANS LA COLLECTIVITÉ VISÉE – Plusieurs projets sont détaillés sur le site technopolice.fr, sur le forum.technopolice.fr ou sur le carre.technopolice.fr]

Pourtant, il suffit de regarder dans le miroir que nous tendent l’histoire ou d’autres régions du monde pour savoir à quoi ces projets nous conduisent : renforcement des formes de discrimination et de ségrégation, restriction des libertés, musellement des mouvements sociaux et dépolitisation de l’espace public, automatisation de la police et du déni de justice, déshumanisation toujours plus poussée des rapports sociaux. Tout cela et plus encore, au prix d’un gigantesque gâchis financier et écologique.

Nous, habitantes et habitants de [NOM DE LA COLLECTIVITÉ], refusons de voir notre ville transformée en vitrine sécuritaire au travers de processus opaques et technocratiques. Nous nous insurgeons contre les formes de collusion entre élus, fonctionnaires et industriels qui président à ces déploiements. Nous dénonçons le projet politique inepte que traduit ce surinvestissement dans les technologies policières : celui d’une ville où l’insécurité est systématiquement traitée au travers du prisme étriqué du contrôle social, où les sociabilités populaires et l’exercice des libertés publiques sont déclarées suspectes [ADAPTER CES DESCRIPTIONS EN FONCTION DU CONTEXTE LOCAL].

Largement inefficace pour enrayer les violences, l’approche techno-sécuritaire attise les peurs sans jamais régler les problèmes de fond. Elle se contente de gérer le désordre et relève avant tout du marketing politique doublé d’un populisme mensonger.

Contre l’emballement techno-sécuritaire et le monde qu’il incarne, nous exigeons des équipes en lice pour les prochaines élections municipales qu’elles s’engagent en faveur du retrait définitif des projets en cours, mais aussi à réduire drastiquement le nombre de caméras de vidéosurveillance dans notre commune. Nous demandons également la mise en place d’un comité d’habitantes doté de pouvoirs d’audit et de supervision des technologies et activités policières. Disposant de moyens crédibles et d’un accompagnement professionnalisé, ce comité d’habitantes devra en particulier garantir la transparence sur tous les marchés publics dans ce domaine, mais aussi conduire une évaluation rigoureuse des dispositifs en place, en lien avec les autres organes qui, dans les différents quartiers de la ville, feront revivre la démocratie locale.