Essonne

Description

Vidéoverbalisation durant le confinement

À Épinay-sous-Sénart, en plein milieu du confinement, des personnes, habitant pour la plupart dans la quartier des Cinéastes, ont reçu des dizaines d’amendes par la poste. En tout, c’est plusieurs centaines qui ont été envoyées pour non-respect du confinement. Les PV en question sont étranges : plusieurs amendes en quelques minutes ou bien à la même heure, à différents endroits de la ville.
Mais voilà, les personnes affirment qu’elles n’ont jamais été contrôlées par la police à ce moment et donc, que ces derniers n’ont pu vérifier l’attestation de déplacement. Et si les PV soutiennent que les personnes amendées ont été interpellées par la police, ce qu’ils réfutent, les emplacements des verbalisations correspondent bien aux endroits sous vidéosurveillance de la municipalité. Cette dernière, par la voix de son maire, George Pujals, conteste ces accusations, en appuyant sur le fait que la majorité des personnes ayant reçues ces amendes seraient des « délinquants ». Il justifie donc cet acharnement par la déshumanisation des personnes qui en sont victimes.
Ce procédé aurait également été utilisé par la police certains quartiers des Yvelines et en Seine-Saint-Denis [1].

La vidéoverbalisation sans contrôle déjà ancienne

Cette méthode de répression ne semble pas nouvelle, des élus d’Épinay-sous-Sénart assurent que cet acharnement avait bien lieu avant le confinement. Comme l’explique Constant Lekiby, élus MoDem de l’opposition, c’étaient alors d’autres catégories d’amendes qui étaient utilisées : amendes de stationnement ou pour avoir traversé en dehors du passage piéton [2].

Financement(s)

Le déploiement du dispositif de vidéosurveillance de la ville a coûté près de 500 000€ durant le mandat du maire George Pujals.

Sources